Pierre Lellouche fixe le cadre de la réforme des conseillers du commerce extérieur de la France
Institution unique au monde, les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) sont au nombre de 4300 et sont présents dans 140 pays. Nommés par l’Etat, ces chefs d’entreprises ou responsables export apportent bénévolement leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics en matière d’export et aider les PME à se développer à l’international. Ils représentent donc un potentiel important à l’heure où notre balance commerciale doit être redressée. Toutefois, suite à l’insatisfaction exprimée par un certain nombre de ses membres à l’égard du fonctionnement d’une institution créée en 1898 et aux tensions observées au sein de ses organes de gouvernance, le Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Pierre LELLOUCHE, avait lancé une vaste réforme dans le cadre de son plan export présenté en février 2011.
Cette réforme s’appuie sur les recommandations formulées dans le rapport que le Ministre avait demandé au Conseil économique, social et environnemental et qui ont fait l’objet d’une large consultation des instances du CNCCEF. Elle vise principalement à recentrer les missions des CCEF actifs en France sur l’objectif prioritaire d’augmentation du nombre de PME françaises à l’export et à redéfinir la gouvernance de l’association. Ce sont les résultats de cette réforme qui viennent d’être adressés par Pierre LELLOUCHE au Président du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF), selon les grandes lignes suivantes :
- Tout candidat à la nomination en tant que CCEF basé en France devra s’engager sur un contrat d’objectifs d’accompagnement, de conseil ou de parrainage de PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises à l’export. Le respect de ces objectifs conditionnera le renouvellement du mandat du CCEF
- S’agissant des CCEF exerçant à l’étranger, leurs missions de conseil des autorités françaises et de tutorat des VIE sont confirmées et s’accompagneront d’un renforcement de leur engagement à accompagner les PME et ETI dans leur pays de résidence
- La gouvernance de l’association sera également modernisée et rendue plus efficace, notamment en assurant une meilleure représentativité du conseil d’administration, via une réduction du nombre d’administrateurs et un poids relatif plus important des conseillers en poste à l’étranger. Par ailleurs, les mandats des administrateurs, du Président du Conseil d’administration et des présidents de section ne pourront être renouvelés qu’une seule fois.
- Cette réforme va permettre de faire la meilleure utilisation possible de l’expérience et des talents des CCEF au profit de l’internationalisation des PME françaises. La mission de service public qu’exercent les CCEF est en effet essentielle dans le dispositif unifié de soutien à l’export mis en place par la Charte Nationale de l’Export qui a été signée avec tous les partenaires de l’export en juillet 2011 et qui est déclinée progressivement dans chaque région de France





