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Attentat islamiste au Carrousel du Louvre

3 février 2017

Communiqué de presse

Suite à l’attentat islamiste survenu ce matin au Carrousel du Louvre, dans ma circonscription du centre de Paris, je tiens à dire toute mon estime et tout mon respect pour le sang-froid et le professionnalisme de nos forces de sécurité (nos militaires de l’Opération Sentinelle, ainsi que nos policiers).

L’agresseur a été mis hors état de nuire instantanément.

Il est vivant, ce qui va permettre de conduire une enquête complète.

J’ai une pensée pour notre militaire blessé à qui je veux témoigner notre gratitude.

 

Pierre Lellouche

Député de la 1ère circonscription de Paris

2 fév 2017 / Médias, Presse

Ma tribune dans l’Opinion du 2 février 2017 et sur lopinion.fr

L’Europe entre le marteau américain et l’enclume russe

A faire pâlir De Gaulle et Séguin réunis : recevant Theresa May à Washington, Donald Trump célèbre « l’indépendance et l’autodétermination » du peuple britannique, libre grâce au Brexit. Affranchi de ce super Etat bruxellois que l’homme d’affaires américain, devenu Président, dénonce sans détour : dans sa vie de businessman en Europe dit-il, il n’a jamais eu de problème avec tel ou tel Etat européen. Mais avec Bruxelles, oui !

Voici donc, pour la première fois depuis 1945, l’Amérique décidée non pas à unifier l’Europe, à la soutenir et à la protéger, comme elle l’avait fait avec le Plan Marshall, puis en appuyant le Traité de Rome, mais au contraire à la casser, à faire du Brexit un exemple pour tous les Européens. Voici donc pour la première fois un Président américain en fonction proclamant publiquement son intention d’œuvrer à la fin de l’Union européenne, et si possible aussi à la fin de l’Otan – le système de sécurité collective transatlantique, qui depuis la Résolution Vandenberg (1948) et la Charte de l’Atlantique Nord (1949) sous-tend toute l’entreprise construction européenne.

Tant pis pour le corpus des valeurs « internationalistes » jadis défendues par une Amérique qui se voyait en leader du monde occidental démocratique, face aux régimes autoritaires et nationalistes qui font florès de Moscou à Pékin en passant par Istanbul, à l’ombre de la mondialisation capitaliste. La vraie révolution idéologique de l’ère Trump est là : l’Amérique ne se soucie plus guère Lire…

23 jan 2017 / Médias, Presse

Mon entretien paru dans Valeurs Actuelles du 19 janvier 2017

Lire…

Mon entretien avec Jonathan Siksou sur RCJ

Entretien à réécouter également sur le site de RCJ

Ma tribune sur le Figaro.fr

Tromelin : «La République doit rester souveraine et indivisible»

16 janvier 2016

FIGAROVOX/TRIBUNE – Concernant cet îlot du Pacifique, un accord de cogestion entre la France et l’Île Maurice doit être ratifié à l’Assemblée nationale. Pour Pierre Lellouche, il s’agit en réalité d’un abandon de souveraineté qui risque de concerner ensuite d’autres territoires d’Outre-mer.

Ce mercredi 18 janvier 2017, l’Assemblée nationale sera amenée à ratifier un obscur accord signé en 2010 avec l’île Maurice, portant sur la cogestion d’un minuscule îlot d’un kilomètre carré appelé Tromelin. Perdu dans l’immensité de l’Océan indien, distant d’environ 500 kilomètres de Madagascar (à l’Est), de Maurice et la Réunion (au Sud), l’île est inhospitalière et quasi déserte, sauf pour trois agents des terres australes et antarctiques françaises (TAAF). En revanche, elle apporte à la France 280 000 km2 de zone économique exclusive (soit presque l’équivalent de la ZEE de la métropole 345 000 km2) ; Tromelin Lire…

2 jan 2017 / A la une, Médias, Presse

1916-2016 : Sykes-Picot-Poutine

Par Pierre Lellouche
2 Janvier 2017

« Le risque ? Voir le Moyen-Orient de 2017 basculer dans le rôle des Balkans d’il y a un siècle, l’Europe prenant ces jours-ci de plus en plus des allures d’Empire austro-hongrois finissant. »

Il y a soixante ans, en novembre 1956, après la calamiteuse expédition de Suez, la France et la Grande-Bretagne se voyaient définitivement expulsées du Moyen-Orient par les pressions combinées des supergrands. Boulganine était allé jusqu’à menacer Londres et Paris d’attaques nucléaires, et nos alliés américains avaient laissé faire… Le temps des vieilles puissances coloniales, qui avaient dessiné en 1916, quarante ans auparavant, le Moyen-Orient moderne, était révolu.

En ce mois de décembre 2016, l’Histoire semble vouloir ouvrir un nouveau chapitre au Proche-Orient. Cette fois, après Guy Mollet et Anthony Eden, ce sont les Américains de Barack Obama qui sont poussés dehors et, avec eux, leurs supplétifs engagés en Irak, dont la France de François Hollande, qui s’est contentée de suivre (et de subir comme en 2013, lors du bombardement avorté de Damas) les méandres d’une politique dont Barack Obama disait lui-même « qu’il n’avait pas de stratégie pour la Syrie ».

Cent ans après Sykes-Picot, le Moyen-Orient d’après est à nouveau redessiné, mais cette fois, sans les Occidentaux et sans les Arabes…

La stratégie est cette fois aux mains d’un l’improbable trio composé de la Russie de Poutine qui s’est engouffrée dans le vide laissé par les Américains, et de deux puissances régionales rivales, en devenir : l’Etat islamique chiite, l’Iran, et le nouvel Etat islamo-ottoman de Recep Tayyip Erdogan.

Ces trois-là se réunissent à Moscou, quand ils ne concoctent pas à deux (Russie et Turquie), un cessez-le-feu pour la Syrie, en attendant une conférence de paix, sans les Américains, à Astana, le mois prochain. Cent ans après Sykes-Picot, le Moyen-Orient d’après est à nouveau redessiné, mais cette fois, sans les Occidentaux et sans les Arabes…

Il serait tentant – mais gravement erroné – de sous-estimer l’importance de ce véritable tournant dans la géopolitique proche-orientale. Les uns diront que les Russes, économiquement exsangues, n’ont pas les moyens de leur politique. Une Lire…