23 avril 2017

Communiqué de presse de M. Pierre Lellouche

Ancien ministre, député de Paris

Le 1er mars, il y a près de deux mois, j’avais publiquement appelé au retrait de François Fillon en même temps qu’à l’application de l’article 7 de la Constitution dans le but d’obtenir le report de l’élection présidentielle, afin de donner le temps nécessaire aux formations de la Droite et du Centre pour désigner un autre candidat.

Je n’ai pas été suivi. Ni par le candidat lui-même, qui a souhaité se maintenir à toute force, ni par mes collègues.

Après le choc et la déception, les Français, comme je m’y attendais, ont tranché. Comme François Fillon lui-même l’avait dit, on ne peut pas être poursuivi par la Justice et être candidat à la magistrature suprême.

Pour la 1ère fois sous la Ve République fondée par le Général de Gaulle, des millions de Français, qui se réclament de la Droite et du Centre, ne seront donc pas représentés au second tour de l’élection présidentielle.

La France a perdu l’occasion d’appliquer un programme de redressement solide, pourtant indispensable. Son système de partis est à terre. L’instabilité et peut-être le chaos s’ajouteront demain aux multiples crises : économique, identitaire, sécuritaire que connaît déjà notre pays.

Puissent les prochaines semaines ouvrir à nouveau le chemin de l’espoir…